Pédiatrie

Pour les nourissons

  • Rééducation neuromotrice globale
  • Rééducation pour malposition des pieds
  • Rééducation des pieds bots varus équins (PBVE)
  • Kinésithérapie respiratoire

Pour les plus grands

  • Orthopédie
  • Traumatologie
  • Cicatrices, brûlures
  • Kinésithérapie respiratoire

Kinésithérapie pour les nourissons

Au cœur de notre travail : la kinésithérapie du tout-petit.

Rééducation neuromotrice globale

Pour qui :

Les bébés rencontrant des difficultés transitoires, qui ont besoin d’un petit coup de pouce :

– Asymétries posturales : torticolis, rotation préférentielle de la tête, attitude en virgule…
– Déformations Crâniennes Positionnelles : Plagiocéphalie, Brachycéphalie
– Hypertonie ou hypotonie de l’axe et des membres, attitude en hyperextension, difficultés d’enroulement…
– Retard dans les acquisitions motrices : passage assis, quatre pattes, passage debout, apprentissage de la marche

Les bébés considérés comme « vulnérables » ou « à risque » :

Prématurés, jumeaux, bébés hypotrophes, complications périnatales, hospitalisations longues et difficiles…

Les bébés extraordinaires, ou présentant des pathologies spécifiques :

Trisomie 21, troubles du spectre autistique (TSA), malformations (atrésie de l’œsophage, syndrome de Pierre Robin, cardiopathies congénitales, myéloméningocèles…), craniosténose pré- et post-opératoire, infections materno-foetales bactériennes (comme le CMV), hypotonie néonatale, plexus brachial, convulsions en période néonatale, encéphalopathie anoxo-ischémique..

Quand ?

Le plus tôt possible !

Une prise en charge précoce est très souvent un facteur de succès. Parlez en à votre pédiatre !

Comment ?

Les séances durent environ 30 minutes et ont lieu dans une salle dédiée (tapis de motricité, coussins, ballon, miroirs, jouets et hochets adaptés…). Après un temps d’observation et d’échange autour du parcours de votre enfant, je vous proposerai un protocole adapté à ses besoins : massages, manœuvres de détente et de relâchement, postures, enroulements, stimulations sensorielles et motrices… Je vous donnerai également conseils et astuces pour prolonger les bienfaits de la séance à la maison.

A noter : Le portage dans les bras, en écharpe ou en porte-bébé physiologique, est pour moi un réel outil thérapeutique.

Je vous recommande de laisser le cosy et la poussette dans la voiture et de porter votre bébé le temps de nous rejoindre au cabinet (le parking est situé à seulement quelques pas de l’entrée).

Rééducation pour malposition des pieds

Pour qui :

Petits petons présentant un métatarsus varus, un talus valgus, un pied convexe…

Quand ?

Dès la sortie de la maternité pour une efficacité optimale !
Les nouveaux-nés ont tendance à se « déplier » dans les jours qui suivent la naissance, c’est le bon moment pour corriger une malposition acquise in-utéro avant qu’elle ne se fixe.

Comment ?

Massages, étirements, stimulations musculaires, straps et attelles viennent composer le traitement kinésithérapique. L’objectif est de réaxer le pied et de rééquilibrer le tonus musculaire interne/externe, tout en conservant un pied souple et fonctionnel.

Dans un second temps, il faudra aider votre bébé à développer de bons appuis sous ses pieds en vue de l’acquisition de la marche.

Rééducation des pieds bots varus équins (PBVE)

Pour qui :

Tout nourrisson atteint de cette malformation, opéré ou non, quelque soit la méthode choisie par l’orthopédiste (attelle ou bottes amovibles, plâtres successifs, pose de broches, ténotomie du tendon d’Achille…).

Quand ?

Dès que le chirurgien donne les feu vert, en relais avec l’équipe de kinés de l’hôpital.
Le pied bot même opéré ne sera jamais un pied normal. Des défauts résiduels, plus ou moins visibles, peuvent persister. Le pied atteint reste plus petit, avec une différence d’une à deux pointures, et le mollet se développe moins, restant plus mince. La cheville est souvent moins souple, et la cicatrice, bien qu’elle blanchisse, demeure visible sur la face interne du pied. L’enfant peut parfois privilégier l’appui sur le pied sain qui est plus stable et s’adapte mieux au sol, offrant un meilleur équilibre.

Cependant, votre enfant en grandissant pourra porter les mêmes chaussures et pratiquer les mêmes activités que ses camarades. L’objectif de la kinésithérapie est d’optimiser la mobilité et la force de ce pied, tout en assurant un suivi régulier tout au long de sa croissance. Ce suivi est essentiel pour dépister une éventuelle récidive de la déformation qui nécessiterait une reprise du traitement chirurgical.

Comment ?

Etirements, mobilisations, stimulations musculaires, travail du déroulé du pas et de l’attaque par le talon, proprioception… Les jeux et les exercices sont variés et s’adaptent à l’âge de votre enfant pour entretenir sa motivation.

Kinésithérapie respiratoire

Pour qui :

Bronchiolite, asthme du nourrisson, pneumopathie… Ces maladies infectieuses fréquentes sont souvent bénignes, mais éprouvantes pour l’enfant et sa famille. La kinésithérapie respiratoire améliore rapidement les symptômes et donc le confort de l’enfant. Elle évite également le risque de complications : surinfection pulmonaire, détresse respiratoire nécessitant une aide à la ventilation, perte de poids liée à une diminution de l’appétit, hospitalisation, séquelles à long terme type atélectasie ou fibrose….

Quand ?

Après une visite chez le médecin et sur ordonnance, si votre bébé est encombré au niveau pulmonaire (sécrétions +/- épaisses et glaireuses, toux grasse et productive), qu’il a du mal à prendre le sein ou à finir ses biberons, qu’il dort moins bien, qu’il « siffle » à l’auscultation tout en vibrant sous votre main placée sur son dos ou sa poitrine…

Comment?

Votre bébé est encore petit, il n’a peut-être pas la capacité de se dégager tout seul car ses abdominaux ne sont pas aussi matures que ceux d’un adulte ou d’un enfant plus âgé: il n’a pas assez de force pour tousser de façon efficace et faire remonter les glaires collantes qui encombrent ses voies respiratoires. Il ne peut pas encore se racler la gorge, cracher ou se moucher seul lorsqu’il en a besoin.

Le rôle du kinésithérapeute est d’aider le bébé à souffler plus longtemps, plus vite et plus fort que ce qu’il fait naturellement au repos, (expiration prolongée et augmentation du débit, parfois appelée accélération du flux expiratoire ou AFE), afin que l’air qui remonte des poumons entraîne les sécrétions vers la sortie. Une fois les glaires arrivés au niveau du carrefour aéro-digestif (larynx), le nourrisson peut soit les avaler (elles sont alors digérées et évacuées dans les selles) soit les faire avancer dans la bouche avec sa langue, auquel cas le kiné peut alors les récupérer avec un mouchoir sans être intrusif.

Contrairement aux idées reçues, la kiné respiratoire n’est ni douloureuse ni traumatisante. Je suis particulièrement attentive au bien-être du nourrisson et de ses parents: mes gestes sont doux et respectueux, je vous explique chaque technique employée, je vous rassure sur les réactions de votre enfant et vous montre comment vous assurer de l’efficacité après la séance. Nous prenons le temps qu’il faut afin que chacun se sente à l’aise et en confiance. Je vous donne aussi des conseils pour aider votre bébé à mieux respirer à la maison et vous montre comment bien effectuer le nettoyage du nez au sérum physiologique (désobstruction rhino-pharyngée).

Lorsque l’âge de votre enfant le permet, des exercices respiratoires ludiques sont proposés: souffler dans une paille, dans un sifflet, sur un miroir, faire des bulles… (voir la page Enfants) Le but est de dédramatiser ce moment pour en faire un temps de jeu.

Kinésithérapie pour les plus grands

Orthopédie

La kinésithérapie peut intervenir tout au long de la croissance de l’enfant. Une scoliose ou une cyphose, une asymétrie du bassin, des jambes ou des pieds, une boiterie, peuvent être pris en charge par un kinésithérapeute.

Traumatologie

Fractures, luxations, entorses, ruptures de ligaments… Comme les adultes, les enfants peuvent bénéficier d’une rééducation spécifique pour retrouver toutes leurs capacités suite à ces accidents de parcours. Les exercices proposés balaient toutes les problématiques: équilibre, proprioception, renforcement musculaire, assouplissement, récupération de la mobilité…

Cicatrices, brûlures

Accident de la circulation ou accident domestique, intervention chirurgicale, blessures ou plaies ouvertes: certains incidents peuvent laisser des traces… Par des massages et des techniques adaptées, votre kinésithérapeute peut améliorer l’aspect esthétique d’une cicatrice, redonner de la souplesse à la peau, conserver la mobilité des articulations et s’assurer que la croissance de votre enfant ne sera pas perturbée.

Kinésithérapie respiratoire

Mucoviscidose, dyskinésie ciliaire, difficultés respiratoires chroniques…

La mucoviscidose entraîne une atteinte respiratoire grave : l’excès de mucus, sa viscosité et l’absence de clairance mucociliaire favorisent les infections bronchiques par des bactéries opportunistes. Cela engendre un processus inflammatoire chronique qui génère des lésions pulmonaires.

La kinésithérapie respiratoire joue un rôle essentiel dans le traitement car elle permet de désencombrer, libérer les bronches des sécrétions épaisses qui ne peuvent être évacuées naturellement.

Comment ?

Contrairement aux idées reçues, la kiné respiratoire n’est ni douloureuse ni traumatisante. La séance doit être menée avec douceur, dans le respect de l’enfant et de sa famille. Votre kinésithérapeute vous expliquera les techniques employées, vous rassurera sur les réactions de votre enfant, et vous montrera comment s’assurer de l’efficacité après la séance.

Lorsque l’âge de votre enfant le permet, des exercices respiratoires ludiques peuvent être proposés: souffler dans une paille, une flute, une trompette ou un sifflet, faire de la buée sur un miroir, faire des bulles…